Le projet

La liberté d’expression

Elle représente l’une des libertés essentielles de notre civilisation. C’est d’ailleurs la première des libertés qui est remise en cause par les dictatures et les extrémistes. En effet, il est plus aisé de s’attaquer aux autres libertés. Il n’y a pas de liberté de conscience sans liberté d’expression.

Il n’existe pas une seule et unique vérité mais de nombreux points de vue. C’est en écoutant et en comprenant le point de vue de l’Autre que nous pouvons percevoir la vérité sous toutes ses formes. Ainsi, cette même vérité se révèle à notre conscience. Sans liberté d’expression, un seul point de vue s’impose et s’oppose aux autres. Cela n’amène qu’au conflit et à la lutte des classes.

C’est grâce à la liberté d’expression et à l’écoute bienveillante que nous pouvons élever les consciences et ainsi ne plus être dans une posture de combat. Cela marque alors le début de la fraternité.

Alors on peut progresser ensemble.

Celui qui ne pense pas comme vous, c’est juste une personne qui a un point de vue différent. Ce point de vue provient de son histoire, sa culture, son milieu social. Il n’est ni meilleur, ni pire que votre point de vue mais en l’exposant on améliore sa capacité de compréhension. Karl Marx avait raison dans sa compréhension du système des classes et de l’aliénation qui impose un point de vue biaisé. Sa conclusion est que seule la révolution pouvait casser le système.

Malheureusement, je suis convaincue que Marx se trompe : casser le système revient à mettre en place un autre système rarement meilleur. La vraie solution réside dans l’éveil des consciences et la compassion. De ce fait, la solution ne réside surtout pas dans la révolution violente.

C’est la liberté d’expression qui nous garantit cette possibilité d’évolution pour un monde meilleur.

Bien sûr, cette  liberté d’expression permet l’élévation des consciences quand l’intention est légitime et bienveillante. 

“Mettez-vous à la place des autres. Si vous y arrivez, vous ne serez plus capable de faire du mal à autrui.

Bouddah

Nous pouvons nous interroger lorsque des  personnes se cachent derrière cette liberté pour blesser et insulter les autres. La liberté s’arrête là où commence celle des autres. Je dirai que la liberté d’expression doit s’arrêter quand commence la haine de l’Autre. Ceci est déjà consacré en France sous forme de lois contre l’incitation à la haine.

Intervient alors le débat sur l’humour, peut-on rire de tout ? Oui, certainement. Mais il faut avoir un certain talent pour ne pas blesser mais faire rire. Le vrai humour fait rire les personnes visées sans les blesser en faisant appel à l’autodérision. Ce talent semble malheureusement se perdre. Certaines émissions de TV, sous prétexte de faire rire, passent leur temps à humilier et blesser les autres. Cela entretient les instincts des personnes les plus viles et tirent les autres vers le bas. Tout cela en donnant l’impression d’êtres de bons copains !

Cela est affligeant.

Néanmoins, le plus grand danger contre la liberté d’expression est celui de la bien-pensance. Elle impose une autocensure des médias et des libres penseurs sous peine d’être caractérisés de sexiste, raciste ou de privilégiés. Ces mouvements n’attisent que des tensions dans notre société et recrée le mécanisme de la lutte des classes appliquée au combat féministe, anti raciste ou encore anti islmamophobe. Par conséquent, cela permet de redonner une audience à une gauche extrême sans repère. Cela est dangereux pour la cohésion de la République. Il est temps que la voix de la haine se taise pour des vrais débats mais ces personnes ne cherchent pas la vérité. Elles cherchent  juste à déverser leurs rancœurs.

La fracture qui risque de se produire amènera le populisme et l’extrême droite au pouvoir. Les apprentis sorciers devraient s’interroger sur leur responsabilité dans le climat qui devient délétère en France.

Jamais la haine ne cesse par la haine, c’est la bienveillance qui réconcilie.

Bouddha

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