Le projet

Pour une agriculture durable et résiliente

L’agriculture française a évolué après la guerre avec la mission de nourrir la France. Nos agriculteurs ont relevé le défi mais ne sont pas pour autant récompensés et ils sont aujourd’hui les grands perdants du système.

L’agriculture actuelle est de type industrielle. En effet, elle consomme beaucoup de produits issus de l’industrie pétrolière et utilise aussi une forte mécanisation. La spécialisation des filières agricoles a permis un accroissement de la production mais la mondialisation a entraîné une chute des prix entraînant un besoin de productivité accru. Ce cercle vicieux ne permet pas de garantir les revenus de nos agriculteurs et la résilience de notre agriculture. 

Le bilan carbone de l’agriculture devrait être neutre mais ce n’est pas le cas. Même les engrais azotés que l’on pourrait produire à base de lisier sont fabriqués avec du méthane. 

Le système actuel n’est donc pas pérenne car le pétrole n’est pas éternel. Les stocks de phosphates indispensables pour les rendements ne sont également pas éternels. Nous allons dans l’impasse. 

L’agriculture actuelle est fortement critiquée à juste titre par les écologistes mais les agriculteurs le vivent mal car ils ont travaillé et mis en œuvre un système qu’on leur a conseillé dans le passé et sont tenus pour responsables.

Si le système perdure c’est par la disparition des petites exploitations qui permettent aux autres de s’en sortir.

Les revenus des agriculteurs sont très faibles, les suicides sont élevés et les maladies professionnelles très importantes à cause de l’exposition aux pesticides.

Des solutions existent pour faire évoluer notre agriculture vers un modèle durable qui garantit le revenu et la santé des agriculteurs, des produits sains et de qualité pour les consommateurs. La résilience de l’agriculture est indispensable pour la sécurité alimentaire du pays.

Promouvoir le BIO Français.

Il faut valoriser un vrai label bio français afin de valoriser la filière française car les produits bio étrangers n’ont pas les mêmes caractéristiques. Les consommateurs et les producteurs  Français sont dupés.

Il faut créer une filiére organique des engrais azotés. Pour cela, il faut utiliser les lisiers et fumiers. Nous devons abandonner les engrais chimiques provenant de l’industrie afin de diminuer la dépendance à l’énergie fossile et limiter l’effet de serre. Cela empêchera la pollution azotée car les engrais chimiques sont utilisés à la place des engrais naturels dont l’évacuation par les épandages entraîne la pollution.

Création d’un organisme public régulateur des prix. Il existe des organismes régulateurs dans l’énergie et les télécoms. Il en faut un également pour les produits agricoles afin de garantir les prix minimums et mieux gérer les mises sur le marché afin de piloter les prix. Les produits importés moins chers seront taxés pour être ajustés au prix français. L’objectif est de garantir la résilience du secteur agricole. Seuls les excédents seront mis sur le marché international. La fixation du prix peut aussi compenser les pertes liées au climat et aux maladies et éviter la surutilisation de pesticides.

Un revenu agricole garanti permet de préserver l’agriculture des aléas climatiques ou sanitaires et permet aux exploitations de survivre aux crises. Cela maintiendra l’activité agricole dans nos territoires et évitera la concentration des exploitations. Cela peut se faire à l’aide d’un crédit d’impôts.

Il faut favoriser le circuit court par des actions de sensibilisation et des aides. Cela créera de meilleurs revenus pour les agriculteurs. Cela facilitera la création d’emploi dans les territoires ruraux, du lien social et c’est bon pour le climat. Cela augmente la résilience alimentaire de la France dans les crises.

Il faut favoriser la polyculture et l’élevage afin de limiter les aléas climatiques, sanitaires et économiques. D’autre part, les éleveurs doivent produire leurs aliments pour le bétail. C’est un gage de qualité, de meilleure marge et d’un meilleur bilan carbone. L’hyperspécialisation des exploitations les rend fragiles.

Il faut interdire la maltraitance animale. Les consommateurs n’en veulent plus et cela crée des tensions dans la société française et dégrade l’image de notre agriculture qui pourtant fait des efforts dans le domaine. C’est aussi un gage de qualité alimentaire et limite les risques de maladie.

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